Alexandre Dupuis

Firefighter, Pompier
• Versailles, France
Alexandre close - Behind the Uniform

A French firefighter is like a Swiss Army Knife – we deal with anything and everything as a first responder”

A French firefighter is like a Swiss Army Knife – we deal with anything and everything as a first responder.  It may be a flood, or a fire or to administer first aid.  Here, we are the equivalent of an Ambulance service, too.

This year it seems like all we have done is take people with Covid-19 to hospital.  We were, like everyone, unprepared for the virus.  This work in the pandemic takes a huge amount of time, we need to ensure we have the right protective clothing and that we are disinfecting the vehicle after every visit.

I started as a Volunteer firefighter in Toulouse, in the south of France, in 1992 while a University student.  It was something I was determined to do ever since, years previously, I came across a car accident, I wanted to help but I was unable to assist in first aid.  I was in shock, but I knew I had to go to a local house to get help.  It was the house of a firefighter and to this day I am friends with the family that came to assist at the accident. That was the moment when I fell in love with the profession.

The competition to enter the fire service full-time is very tough.  I went to Paris, where the fire service is military, as it is in Marseille, and the training is incredibly difficult.  We began with 56 trainees and we ended with 12 who made it through.  They prepare you mentally, physically and with your morale, they know you will face difficult times, so they train and test you on all levels.

You need to know when the right moment is to stay calm and when the right moment is to take action. The training tells you how best to make these decisions, it gives you the base, but the real work comes in the real situations.

The days are very different, they go from nothing much happening to something big.  You have to concentrate, maintain your sharpness.  You are in the middle of eating lunch with your team and suddenly you have to drop everything and spring into action.

Your fellow firefighters are like family.  You have moments of really big doubt in this job and you have to know what you’re doing and have absolute trust and belief in your colleagues.  We talk about things together that you can’t at home, we are mentally ‘emptying our bags’.

To do this job you must love giving service and you must be physically fit.  We are carrying 25kg upstairs and ladders so you must have led a sporting life.  I’m a big fan of rugby, the No 1 sport in Toulouse, where I grew up.  I also enjoy motorbiking and spending time with my wife, son and daughter; that’s how I relax and switch off.

My work as a ‘Pompiers’ is very rewarding.  I relish the little moments of humanity.  When an old person falls and we need to help them up, or get them to hospital, that fleeting smile, the thanks in their eyes or gift of a small piece of chocolate means everything.  These little moments stay with me.   Sometimes people we’ve saved stop by to say thank you, that makes life worthwhile and the job very special.

«Un pompier français est comme un couteau suisse – nous traitons tout et n’importe quoi en tant que premier intervenant»

Un pompier français est comme un couteau suisse – nous traitons tout et n’importe quoi en tant que premier intervenant. Il peut s’agir d’une inondation, d’un incendie ou pour administrer les premiers soins. Ici, nous sommes aussi l’équivalent d’un service d’ambulance.

 

Cette année, en 2020, il semble que tout ce que nous avons fait, c’est emmener les personnes atteintes de Covid-19 à l’hôpital. Nous n’étions, comme tout le monde, pas préparés au virus. Ce travail dans la pandémie prend énormément de temps, nous devons nous assurer que nous avons les bons vêtements de protection et que nous désinfectons le véhicule après chaque visite.

J’ai débuté comme sapeur-pompier volontaire à Toulouse, dans le sud de la France, en 1992 alors qu’étudiant universitaire. C’était quelque chose que j’étais déterminé à faire depuis que, des années auparavant, je suis tombé sur un accident de voiture, je voulais aider mais je n’ai pas pu aider aux premiers secours. J’étais sous le choc, mais je savais que je devais me rendre dans une maison aux alentours pour obtenir de l’aide. C’était la maison d’un pompier et, à ce jour, je suis ami avec la famille qui est venue porter secours lors de cet accident. C’est à ce moment que je suis tombé amoureux de la profession.

La concurrence pour entrer chez les sapeurs-pompiers à temps plein est très rude. Je suis allé à Paris, où les pompiers sont militaires, comme à Marseille, et l’entraînement est incroyablement difficile. Nous avons commencé avec 56 stagiaires et nous avons terminé avec 12 qui ont réussi. Ils vous préparent mentalement, physiquement et avec votre moral, ils savent que vous allez affronter des moments difficiles, ils vous entraînent et vous testent à tous les niveaux.

Vous devez savoir quand le bon moment est de rester calme ou de passer à l’action. La formation vous indique la meilleure façon de prendre ces décisions, elle vous donne la base, mais le vrai savoir- faire s’acquiert dans les situations réelles.

Les jours sont très différents, ils passent de rien de spécial, à quelque chose de très important. Il faut se concentrer, maintenir sa vigilance. Vous êtes en train de déjeuner avec votre équipe et tout à coup vous devez tout laisser tomber et passer à l’action.

Vos collègues pompiers sont comme des membres de la famille. Vous avez des moments de très gros doutes dans ce travail et vous devez savoir ce que vous faites et avoir une confiance absolue en vos collègues. Nous parlons de choses ensemble dont vous ne pouvez pas parler chez vous, nous «vidons nos sacs» mentalement.

Pour faire ce travail, vous devez aimer rendre service et vous devez être en bonne forme physique. Nous transportons 25 kg en montant des étages ou des échelles, vous devez donc avoir mené une vie sportive. Je suis un grand fan de rugby, le sport n ° 1 à Toulouse, où j’ai grandi. J’aime aussi faire de la moto et passer du temps avec ma femme, mon fils et ma fille; c’est comme ça que je me détends et me coupe du travail.

Mon travail en tant que «Pompier» est très enrichissant. Je savoure les petits moments de l’humanité. Quand une personne âgée tombe et que nous devons l’aider à se relever, ou la conduire à l’hôpital, ce sourire éphémère, les remerciements dans ses yeux ou le cadeau d’un petit morceau de chocolat signifie tout. Ces petits moments restent avec moi. Parfois, les gens que nous avons sauvés s’arrêtent pour dire merci, cela rend la vie utile et le travail très spécial.

Alexandre - Behind the Uniform
Alexandre in kitchen - Behind the Uniform
Alexandre at desk - Behind the Uniform

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